San Millán de la Cogolla

Un article de ChristianChampionEditions.

Jump to: navigation, search

un peu d'histoire

San Millán de la Cogolla n'est pas exactement situé sur le chemin de Saint-Jacques-de-Compostelle, mais les pèlerins avaient coutume de faire le détour pour se recueillir sur le tombeau de San Millán, un berger qui se fit ermite et qui avait réuni une communauté d'ermites en 537.

Mais laissons parler la légende ...
"Tout a commencé avec ce petit pâtre que Dieu a voulu anachorète, que l'évêque ordonna prêtre et que les disciples ont converti en abbé. Il vécut longtemps : un peu plus de cent ans. Il naquit à Berceo en 473 et mourut en 574. Il fit des miracles comme on fait la charité en distribuant du pain : sans faire de distinction. Il n'est donc pas étonnant que cette Espagne du VIIè siècle qui avait besoin de mythes et d'objectifs pour s'identifier à eux ait trouvé dans le sépulcre de Saint Millán un aimant de dévotions : Saint Braulio de Saragosse écrit sa Vie, Saint Eugène qui était poète rédige les oraisons de sa liturgie et lui consacre des distiques latins émus. C'était vers l'an 634 et moines et pèlerins se réunissaient déjà au monastère de Suso ..."

Au Xè siècle, la Castille et la Navarre, se disputent les faveurs du monastère de San Millán, parce qu'il colonise des terres et possède un scriptorium réputé (c'est dans un Codex qu'on a trouvé les premières mentions des langues basque et castellane). En 1030, Sancho III el Mayor, qui "réinvente" le Chemin de Compostelle, fait rénover et agrandir le monastère incendié par Almanzor en 1002. Son fils ainé, García Sánchez III ("El de Nájera"), entame en 1054 la construction du monastère de Yuso, dont les travaux s'achèveront en 1067, à l'époque de Sancho IV.


Source


patrimoine jacquaire

  • Monasterio de Yuso (celui d'en-bas)
  • Monasterio de Suso (celui d'en-haut)


légende des reliques de San Millán

En 1054, Don Garcia voulut transporter les reliques de san Millán à Nájera pour doter le monastère de Santa Maria la Real qu'il venait de fonder. Cent soixante ans plus tard, le moine Fernando, dans sa Translatio Sancti Aaemiliani, rapporte les faits. Le reliquaire quitta Suso en procession. Dans la vallée, où se trouve maintenant le monastère de Yuso, le reliquaire se dressa telle une pierre immobile. Puis les hommes du roi durent faire face à la résistance armée de la population. Autre version, selon la Chronique de Nájera, le reliquaire fut placé dans un char tiré par des bœufs qui, une fois dans la vallée, refusèrent d'avancer. Don García, se pliant à la volonté divine, fit construire, en cet endroit, le monastère de Yuso.