Pamplona
Un article de ChristianChampionEditions.
Pamplona (en castillan) est aussi appelée officiellement Iruña (en basque).
un peu d'histoire
D'origine romaine, Pompaelo aurait été fondée vers 74-75 av. J.-C. par Pompée qui lui aurait donné son nom. Elle fut occupée par les Wisigoths en 476. Au VIIIe siècle, les Maures occupent la ville. Ils en sont chassés en 778 avec l'aide des troupes de Charlemagne qui profite de la faiblesse de ses alliés pour démanteler leurs remparts. Pour se venger, les Navarrais contribuent à l'écrasement de l'arrière-garde des armées impériales au col de Roncevaux lors de la Bataille de Roncevaux. Le royaume de Pampelune, constitué en 905, fut le noyau de celui de Navarre.
Au XIIè siècle, sous Alphonse VII, des francos s'établirent dans le bourg de San Cernin, puis dans celui de San Nicolas. Tout au long du Moyen Âge, la vie de la cité sera troublée par des luttes entre les habitants du vieux quartier, la Navarreria, partisans de l'alliance avec la Castille, et les francos des faubourgs de San Cernin et San Nicolas, favorables au maintien de la couronne navarraise sous une dynastie française, chacun protégé de murailles. Ces conflits ne freinèrent pas le développement généré par le passage des pèlerins.
Ces luttes se terminent en 1423 avec le privilège del Fuero (charte) ou de l'Union promulgué par Charles III le Noble. Les trois municipalités se fondent alors en une seule et Pamplona connaît son apogée.
La ville est prise par les troupes de Ferdinand le Catholique à Jean III d’Albret le 25 juillet 1512[1]. Celui-ci tente de reconquérir son royaume et met le siège devant Pampelune le 3 novembre, mais en vain[2]. Son fils reprend la ville le 19 mai 1521 (Voir siège de Pampelune), mais son général en chef André de Foix battu à bataille de Noain. En 1571, sous le règne de Philippe II débute la construction de la citadelle. Au XVIe siècle, des murailles cernèrent l'agglomération et les jacquets pénétraient dans son enceinte par la porte de France, proche de la cathédrale Sainte-Marie.
La ville est située sur le Camino navarro du Pèlerinage de Saint-Jacques de Compostelle, c’est la seconde étape d’après le Guide du Pèlerin d’Aimery Picaud. Dans cette ville, le pèlerin jouissait d’une protection spéciale. Il y existait des hospices pour les pèlerins situés rue de Dormitalería et rue Compañía. Au 16ème siècle on y construisit un Hôpital Général, devenu aujourd’hui Musée de Navarre. De nombreuses et importantes fêtes se déroulent chaque année à Pampelune comme les Sanfermines (fêtes de la Saint-Firmin) ont lieu du 6 au 14 juillet.
Source
- wikipedia.fr >>> http://fr.wikipedia.org/wiki/Pampelune
- wikipedia.es >>> http://es.wikipedia.org/wiki/Pamplona
- wikipedia.en >>> http://en.wikipedia.org/wiki/Pamplona
- Ayuntamiento de Pamplona >>> http://www.pamplona.es/
patrimoine jacquaire
- la Cathédrale Santa Maria
- l’église San Saturnino (évangélisateur de la ville)
Le miracle de l’âne
Source >>> (sixième miracle du "De Miraculi Sancti Jacobi")
Dans les années 1100, un pèlerin de Poitiers arriva à Pamplona avec sa famille. Ils trouvèrent à se loger dans un "hostal" pour leur halte en ville. Mais leur séjour se prolongea car la femme du pèlerin tomba malade et quelques temps plus tard mourut ...
L'hôtelier, peu scrupuleux, réclama au pèlerin une somme très importante pour son séjour prolongé ... n'ayant pas assez d'argent, le pèlerin laissa son cheval en paiement et se remit en route avec ses deux enfants en bas âge ...
Accablé par la situation, il s'arrête et se met à prier Saint Jacques et lui demande de l'aide ... Plus tard, à la sortie de la ville, un homme l'aborde et lui offre un âne pour " ... qu'il puisse poursuivre son chemin avec ses enfants ..."
Arrivé à Santiago après de longs jours de cheminement, le pèlerin vit l'apôtre en vision, et il reconnut dans ses traits, l'homme qui lui avait fourni l'âne ...
De retour à Pamplona, il prit des nouvelles de l’aubergiste ... on lui apprit " ... qu'il était mort dans un accident", et tous de déclarer "... que c'était juste punition pour un homme aussi avare et sans compassion pour les peregrinos a Santiago!".


