La verve du pèlerin

Un article de ChristianChampionEditions.

Jump to: navigation, search

Coup de gueule! de Franck

Puisque l' occasion m' est donnée de le pousser, je vais en profiter. Il est dirigé vers les gens du bureau des pêlerins à Santiago. En effet arrivé à Santiago le 1 février 2007 je m' adresse à eux afin d' obtenir une nouvelle crédentiale ayant décidé de rentrer chez moi dans la région bordelaise en effectuant le chemin du retour à pied. Celle ayant servi pour l' aller se trouvant complète. Et là je me suis vu opposer une fin de non recevoir ces gens m' expliquant que la pérégrination se terminait à Santiago et que le retour à pied en profitant des albergues n' était pas possible celles-ci étant réservées aux pêlerins qui se rendaient à Santiago et non pas l' inverse. J' ai tenté de leur expliquer que ma démarche me paraissait se rapprocher au plus prés de celle des premiers pêlerins qui ne disposaient pas à l' époque de train, d' avion ou de bus pour rentrer chez eux mais ils n' ont rien voulu savoir. Je suis sorti de leur bureau en ayant l' impression d' avoir à faire à des "martiens" qui de toute évidence n' ont rien compris à l' esprit du chemin. Bien entendu cela ne m' a pas empéché de rentrer tout de même à pied comme je l' avais prévu mais je tient à insister sur leur position qui me parait sur-réaliste. Je tiens également à signaler qu' ayant parlé de ce problème aux rares pêlerins rencontrés qui effectuaient également le retour ils m' ont dit avoir eu le même problême. Voilà, cele reste pour moi quelque chose d' incompréhensible et que les pêlerins qui désirent effectuer le retour à pied prennent leur précaution en se procurant une autre crédentiale avant d' arriver à Santiago.


Brève d'une Amie, réflexion d'un soir, prolongement & réconfort pour les pèlerins présents :

mail de S… à Patrick du Pèlerin d'Occident (Lectoure) le 30 mai 2007


Cher Patrick, Je t’envoie ce poème de Saint Augustin, juste pour te dire de façon tellement plus belle ce que la pudeur de l’un et la douleur de l’autre peuvent bêtement empêcher une amie de dire.
La mort n’est rien Je suis seulement passé de l’autre côté. Je suis moi. Tu es toi. Ce que nous étions l’un pour l’autre, nous le sommes toujours. Donne-moi le nom que tu m’as toujours donné. Parle-moi comme tu l’as toujours fait. N’emploie pas un ton différent. Ne prends pas un air solennel ou triste. Continue de rire de ce qui nous faisait rire ensemble. Prie, souris, pense à moi,prie avec moi. Que mon nom soit prononcé à la maison comme il l’a toujours été sans emphase D’aucune sorte, sans une trace d’ombre. La vie signifie toujours ce qu’elle a signifié. Elle est toujours ce qu’elle a été : le fil n’est pas coupé .Pourquoi serais-je hors de ta pensée ? Simplement parce que je suis hors de ta vue ? Je ne suis pas loin, juste de l’autre côté du chemin. Tu vois, tout est bien. Tu retrouveras mon cœur ,tu en retrouveras les tendresses épurées. Essuie tes larmes et ne pleure pas si tu m’aimes. Essuie tes larmes et ne pleure plus, si tu m’aimes… En effet, si tu savais ce qu’est le ciel….. Si tu pouvais entendre le chant des bienheureux et me voir au milieu d’eux… Si tu pouvais voir les immenses horizons et les nouveaux sentiers où j’avance… Comment ne pas continuer à m’aimer dans ce pays des éternelles réalités… Entrant dans une vie plus heureuse, pourrais-je être infidèle aux souvenirs Et aux vraies joies de ma vie terrestre… Quand pour toi-même,la mort viendra briser tes liens terrestres,tu me reverras Transfiguré dans l’extase et le bonheur, avançant avec toi dans les sentiers Célestes de la lumière et de la vie divine… Essuie tes larmes et ne pleure plus puisque tu m’aimes. SAINT AUGUSTIN