Camino limpio
Un article de ChristianChampionEditions.
Le mouvement pour un "Camino limpio" ne date pas d'aujourd'hui ... mais en se massifiant chaque année davantage, le Camino revêt, sur certaines parties du parcours ou à certains endroits "phares" (la Cruz de Ferro en particulier), un aspect déplorable ...
Miroir de notre société? déresponsabilisation de pèlerins? reflet-attitude de chacun? autant de questions sans réponses précises tant la vérité est inscrite en nous ... Nous avons tous besoin de Propreté - mais sans laisser les diverses formes de nos "déchets" envahir le Camino ...
Jean-Michel, au retour de son Camino, a pris sa plume pour apporter son témoignage aux "autorités de conservation de cet itinéraire culturel" et proposer certaines actions ... lettre malheureusement restée sans réponse, sans même un "petit" accusé de reception ...
Quelles suites donner à ce mouvement? Merci d'apporter votre contribution sur la page "Discussion" de cet article ...
Divonne-les-Bains, le 15 juillet 2008. Monsieur Thomas Penette Directeur de l’Institut européen des Itinéraires culturels Centre culturel de rencontres 28, rue Münster 2160 Luxembourg Monsieur le Directeur, En compagnie de trois amis, je viens de terminer l’itinéraire du Puy-en-Velay à Saint-Jacques de Compostelle, commencé il y a cinq ans. C’est une aventure extraordinaire qui, indépendamment de sa dimension spirituelle, revêt un intérêt humain et culturel de première importance en Europe. Les marcheurs de tous âges, de tous pays et de tous horizons socioprofessionnels qui échangent et partagent à longueur de semaines vivent une expérience unique à notre époque. Toutefois, victime de son succès, le Chemin devient un phénomène de masse, ce qui a toutes sortes de conséquences. Je voudrais attirer ici votre attention sur l’une d’elles, à savoir celle de la propreté et des déchets. J’en veux pour exemple le tronçon du Real Camino francés qui va de Sahagún à Mansilla des las Mulas. À cet endroit, le Chemin longe une route pratiquement désaffectée. Les jeunes arbres qui le bordent ont été taillés depuis quelque temps déjà, mais les tailles n’ont jamais été ramassées. Des papiers gras, bouteilles et canettes jonchent le bas-côté. Il n’y a pas de poubelles et, la saleté attirant la saleté, cette partie du Chemin est en train de devenir une véritable sentine. À mon avis, l’action à mener devrait être triple : 1) Pédagogique, en affichant des pictogrammes très parlants dans les gîtes et refuges, incitant les pèlerins à « gérer » leurs déchets. 2) Préventive, en disposant un grand nombre de poubelles en bordure du Chemin, et en assurant leur ramassage régulier. 3) Correctrice, en organisant des opérations « Chemin propre » avec le concours des autorités locales et l’aide de volontaires. Pourquoi ne pas lancer l’idée de cantonniers bénévoles à l’instar des hospitaliers bénévoles ? Restant à votre disposition pour poursuivre un échange d’idées sur ce sujet, à la manière de ce dialogue que les jacquaires entretiennent pendant et après leur chemin, je vous prie d’agréer, Monsieur le Directeur, l’expression de mes sentiments les plus distingués. Jean Michel Leclercq 55, avenue de l’Aqueduc F- 01220 Divonne-les-Bains


