Burgos

Un article de ChristianChampionEditions.

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un peu d'histoire

Ce lieu fut peuplé dès le Néolithique (4500 ans av JC) puis durant le premier Âge du Fer (850 ans av JC), comme en attestent les traces trouvées sur la colline du château.

En 884, suivant un conseil de stratégie militaire d'Alfonso III (roi de León), qui voulait stopper l'avancée musulmane, le comte de Castille Diego Rodríguez "Porcelos" construisit une enceinte fortifiée sur les bords de l'Arlanzón afin de rassembler la population des bourgs environnants ; d'où son nom "Burgos" dérivé du wisigoth "baurgs" (ensemble de villages fortifiés).

La ville se développe sous l'autorité des rois de León avant d'acquérir son indépendance en 931, sous le règne de Fernán González et devenir la capitale du comté de Castille (voir la mention sur son blason: "Caput Castellae"). En 1038, Fernando I, en devenant roi de León, réunifie la Castille à son royaume et fait de Burgos sa capitale ; titre qu'elle perd en 1085, quand Alfonso VI reprend Tolède. Jusqu'au XIVè siècle, Burgos reste cependant le lieu privilégié de séjour des rois de León et Castille. Le XVIè voit l'apogée de la ville quand les Rois Catholiques lui accordent le privilège du commerce de la laine castillane.

Burgos a toujours été un lieu majeur dès le développement du Camino de Santiago. Sa position stratégique entre les ports du Pays Basque et le Sud attira de nombreux marchands de l'étranger qui firent souche et formèrent une oligarchie puissante. En 1074, Alfonso VI cède son palais pour la construction de la cathédrale romane de Santa María, et ses soeurs créent un diocèse à Gamonal, transformé en archevêché en 1574 sous Grégoire XIII.

L'influence gothique transforme Burgos en capitale de cet art en Espagne. Le Monastère cistercien de Santa María la Real de Las Huelgas (1189) et son Hospital del Rey (1195), l'église de San Esteban (fin XIIIè), l'église de La Merced (XVè), la Cartuja de Miraflores (1441 et 1453), et la cathédrale Santa María (1221-1260) en sont les principaux témoignages architecturaux.

Du temps d'Aimery Picaud, les pèlerins entraient dans Burgos par la porte Gamonal (une des 12 portes) au nord-ouest de la ville et se dirigeaient vers la cathédrale, dont les deux flèches les avaient guidés au loin. La ville comptait de nombreux hôpitaux de pèlerins, dont les plus fameux étaient l'Hospital San Juan Evangelista (où officiait San Lesmes, devenu patron de Burgos) et l'Hospital del Rey.

Un autre personnage est intimement lié à cette ville : El Cid (sa statue trône en centre-ville).


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patrimoine jacquaire

très important


San Lesmes et sa légende

À Burgos, une communauté de moines bénédictins fonde, vers 1074, un hôpital pour accueillir et soigner les pèlerins. La protection du roi Alphonse VI le Vaillant et de la reine Constance de Bourgogne permet à l'établissement de se développer.
Amaro ou Alleaume, originaire de Loudun, moine de l'abbaye de La Chaise-Dieu, était venu en Espagne vers 1075, à l'initiative de Constance de Bourgogne. Il put apprécier la qualité de l'accueil charitable réservé aux pèlerins à l'Hospital del Rey.
Il alla à Compostelle et, au retour, resta à l'hôpital pour s'occuper des pèlerins qu'il servait à table et dont il lavait les pieds. Il allait à leur rencontre et portait les plus faibles sur ses épaules.
Selon la légende, lorsqu'il mourut, l'hôpital sembla être la proie d'un gigantesque incendie. La population de Burgos accourut pour l'éteindre mais il n'y avait pas de flammes et cela fut interprété comme un miracle. Les cloches se mirent à sonner toutes seules. Le saint fut enterré, avec les autres pèlerins qui mouraient à l'hôpital, dans le champ voisin où fut érigée une petite chapelle.
Après sa mort, il fut canonisé sous le nom de saint Lesmes et devient ainsi le patron de la ville de Burgos.
En 1968, les restes complets de saint Lesme ont été retrouvés. Le tombeau a alors été replacé dans le chœur en présence de pèlerins de Loudun.

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